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Jean-Pierre Mainguet - Regards sur le Hâvre (Oudon)

Sur AM MAG, l'auteur de "Regards sur le Hâvre, un affuent dans tous ses états" confie ses traits de vie.

Rencontre en bord de Hâvre et au fil des saisons, avec Jean-Pierre Mainguet.

"J ai pris l'habitude de parcourir le Hâvre en kayak. J'aime la rivière, ses miroirs et ses ondes molles...

Devant la beauté et la singularité du paysage, j'ai pris de plus en plus de photos. Sur quelques photos, j'y ai ajouté des textes. Mon album, je l'ai d'abord édité sur un site d'album photo en ligne pour ma famille.

Les retours ont été excellents : ils dépassaient largement mon cadre familial. D'où l'idée de faire imprimer ce petit recueil.

Ce sont mes photos. Ce sont mes textes.

Mes impressions au fil du Hâvre".


Regards sur le Hâvre, un affluent de la Loire dans tous ses états.
En vente dans les Maisons de la Presse de Oudon et de Champtoceaux.


Jean-Pierre Mainguet - Auto-portrait.

Traits de vie ,



Jean-Pierre MAINGUET


J’ai vu le jour au milieu de l’hiver à Brest le 31 janvier 1951 dans une famille de six enfants et je retiens la grande complicité de jeune enfance de notre groupe des quatre aînés, deux garçons, deux filles, dont deux jumeaux. Nous avons vécu de longs moments de loisirs dans la nature (les forêts, le littoral, la mer). L’arrivée du printemps nous ravissait, nous appréciions la tonicité de nos lieux de découverte sous des cieux changeants. J’en ai conservé par la suite un souvenir vivace et un attrait marqué pour les milieux naturels et les activités qui s’y pratiquent. J’éprouvais également une émotion particulière à découvrir les secrets particuliers et les senteurs enivrantes de notre jardin que me dévoilait saison après saison ma grand-mère.



Nous avons tous les quatre suivi nos études secondaires au collège-lycée de l’Harteloire où nous nous retrouvions chaque samedi après-midi dans une même chorale d’établissement et éprouvions une grande passion à y chanter en polyphonie.

Lors de nos longs voyages familiaux de départ en vacances vers la Bretagne sud (et son soleil), bien serrés sur le siège arrière de la voiture, nous chantions! Apprenant fortuitement plusieurs années plus tard le décès de ce professeur de musique, j’éprouvai une réelle peine à ne pas avoir pris l’initiative, ainsi que je le souhaitais depuis déjà longtemps, de lui témoigner avec mes frère et sœurs notre gratitude. En reconnaissance posthume, je lui adressai une lettre dans le cadre du prix Louis Germain qui venait d’être créé par le ministère de l’Education Nationale (thème : écrire au professeur auquel on n’a jamais osé écrire pour lui dire ce qu’il lui a apporté). Celle-ci fut primée, j’en fus réjoui pour lui.


Je n’ai quitté le Finistère qu’après le baccalauréat et ai réalisé la particularité de ce territoire originel et mon attachement à celui-ci au stade de cet éloignement, m’intéressant alors de façon nouvelle à son folklore, ses écrivains. J’ai passé deux ans à Rennes en IUT de Génie Civil et un an à Aix en Provence, en formation d’assistant technique du ministère de l’Equipement. A Rennes je fus surpris, à l’occasion des randonnées que je pratiquai en vélo, par la platitude du territoire. Je fus frappé notamment par son caractère non orienté. A Brest, quand on regarde vers l’ouest, on regarde vers l’immensité, l’inconnu, vers le jour qui s’enfuit, on fait front au vent qui gifle le visage. L’est, c’est un peu le reste du monde. En Provence, j’ai été séduit par ses couleurs et ses senteurs, qui m’impressionnent encore profondément.


Professionnellement, j’ai eu l’avantage de connaître une diversité de parcours en conservant toujours une résidence familiale en Loire-Atlantique (mon épouse est nantaise): assistant en urbanisme à la DDE 44, puis comme ingénieur, chef de la cellule hydrologie et lutte contre la pollution marine et fluviale au Service Maritime et de Navigation de Nantes, chef de la subdivision territoriale d’Ancenis à la DDE 44, chargé d’affaires intervenant sur le territoire de la Vendée à l’Agence de l’Eau Loire-Bretagne, chef de l’unité territoriale Sud-Mayenne à la DDE 53, chargé d’accompagnement territorial et chargé de mission sur le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes à la DDE 44. Je suis retraité depuis le 01/10/2012. D’un naturel curieux et créatif, j’ai apprécié particulièrement d’avoir l’occasion d’intervenir chaque fois sur des champs nouveaux ou en évolution, le plus souvent en lien avec le quotidien des concitoyens. J’ai éprouvé beaucoup d’intérêt pour l’aménagement du territoire, au sens large, et l’environnement.


Jean-Pierre Mainguet - Regards sur le Hâvre.
Jean-Pierre Mainguet - Regards sur le Hâvre.

La découverte du Hâvre...

J’aime la poésie, la musique (auteurs romantiques espagnols notamment), le chant, je pratique très modestement en amateur la guitare classique et l’accordéon diatonique. J’ai une passion pour le patrimoine bâti et le patrimoine naturel, notamment celui des milieux aquatiques, et j’aime les sports aquatiques.


Pendant une grande partie de ma période d’activité, ayant pu habiter près d’une rivière, le Hâvre, j’ai apprécié de sortir en kayak le soir après une journée bien chargée, trouvant reposant et revigorant de parcourir ainsi ces espaces de sérénité, les sens en éveil. Lors des crues de Loire, le territoire est plus vaste et varié, et j’ai toujours saisi, chaque fois que possible, l’occasion de m’aventurer sur le Hâvre, l’eau en la circonstance étant calme (zone d’expansion de crue). Interpelé par la beauté des paysages, leur fréquente singularité, j’ai été de plus en plus tenté de prendre avec moi un appareil photographique, car il s’agit assez souvent de saisir le bon instant. Compte-tenu du pouvoir particulier d’évocation de plusieurs vues, j’ai souhaité y adjoindre des textes d’interprétation poétique et de les assembler en une forme première à l’aide du logiciel de « mon album photo » et d’en offrir un exemplaire à chacun de mes deux fils aînés, ceux-ci ayant pratiqué le Hâvre pendant leur jeunesse en Robinson Crusoé. Je souhaite maintenant pouvoir continuer à le faire partager, plusieurs personnes l’ayant apprécié, trouvé original en sa démarche, et m’ayant incité à élargir son cadre de diffusion.



La poésie et moi : ce fut d’abord une introspection après un éloignement familial, puis un souci de partager avec ma famille ce travail au moment du décès de ma mère, avant une démarche plus libre, en lien toujours avec des impressions vécues. Voici quelques lignes d’introduction au premier recueil manuscrit remis à mes proches résumant ma démarche de l’époque : « lisez-le à votre manière pour en garder ce qu’il vous plaira de retenir, ôtez les pages que vous auriez voulu de silence, car chaque page un jour écrite fut celle du seul désir de ne laisser que plus claire, et plus belle et plus chère, une page du livre de la vie qui d’elle-même, son heure venue, à jamais se tournait ». Il me paraissait nécessaire qu’un sujet soit mûr mais non « gâté » pour être écrit, pour qu’un bouillon d’impressions, de sentiments, devienne un poème. La part « publique » de mon activité poétique, outre la participation initiale au prix Louis Germain, fut la participation aux concours de Rêves de Loire ou je fus primé (3e en 2012 sur le thème cales et quais de Loire, 1e en 2013 sur le thème la Loire et ses bateaux).


Par ailleurs, mon terrain en bordure de Hâvre, d’une surface de l’ordre de 700 m2 est ceinturé de murs et comporte trois niveaux avec des murs intermédiaires de soutènement de plus de 2 m de haut. J’ai entrepris depuis bien longtemps leur restauration et même réalisé un escalier manquant entre deux niveaux. La situation progresse : vu de loin, ça semble illustrer le mythe de Sisyphe, mais ma persévérance prend sans doute racine dans le plaisir du geste constructeur, de l’évolution de l’objet. Hors caractère de nécessité, le temps ne m’arrête pas.

Mes rencontres marquantes au fil de l'eau...

Dans le recueil à considérer un peu comme un carnet de voyage(s), j’évoque essentiellement les formes de la nature, sa végétation, mais pas sa faune. En général, la faune n’attend pas que l’on arrête sa course, qu’on la cadre dans un appareil photographique, avant de prendre le large. Et pourtant le spectacle qu’elle offre est très attachant et souvent surprenant :


. le chevreuil que je surprends tout à coup au détour d’un méandre, qui reste quelques instants immobile sur la rive à me regarder de ses grands yeux noirs, ses grandes oreilles dressées, avant de s’enfuir en quelques bonds légers.

C’est toujours un spectacle tendre et fascinant.


. la cane également découverte au détour de quelque méandre, entourée de ses 8 à 10 tout jeunes canetons. C’est une débandade à mon arrivée. La mère s’enfuit à distance contrôlée devant moi, en cancanant à grands cris, feignant d’être blessée. Les canetons, qui nagent très vite en de telles circonstances malgré leur taille minuscule, se soulageant de battements d’ailes, se dispersent en direction des rives, plongent pour rester cachés sous des feuilles de nénuphars, et s’y maintiennent. Comment respirent-ils ? C’est pour moi un mystère, je n’en ai jamais vu quitter ces abris. Lorsque je passe au retour, ils sont bien tous là cependant, qui reprennent le même manège. Ils sont bien formés à la survie; pourtant, quelques semaines plus tard, la colonie a en général perdu plus de la moitié de ses membres.



. le martin pêcheur qui se dévoile tout à coup devant moi, s’éloigne en signant l’espace d’un grand trait multicolore, renouvelant ce départ fulgurant à partir d’une branche basse de rive tous les 200 à 300 m, accompagnant ainsi agréablement mon voyage de son chatoiement de couleurs.



. Le couple de castors aperçu à deux reprises sur le Hâvre, moins craintif que les ragondins, à la taille impressionnante, aux deux petites oreilles rondes amusantes, et qui plonge devant moi en assénant un grand coup de queue bruyant à la surface de l’eau.



. le héron dont on se demande tout le temps à quel moment il va prendre la fuite, qui dresse le cou et remue en quelques gestes la tête avant d’engager le processus de l’envol, en des gestes énergiques et amples, très majestueux. Et je me dis que ça doit effectivement mériter quelque réflexion avant de se décider à déployer un tel effort ; d’ailleurs il ira chercher de la quiétude à une distance bien plus importante que son voisin, le martin-pêcheur.




Rencontres marquantes en naviguant sur le Hâvre

Dans le recueil à considérer un peu comme un carnet de voyage(s), j’évoque essentiellement les formes de la nature, sa végétation, mais pas sa faune. En général, la faune n’attend pas que l’on arrête sa course, qu’on la cadre dans un appareil photographique, avant de prendre le large. Et pourtant le spectacle qu’elle offre est très attachant et souvent surprenant :
. le chevreuil que je surprends tout à coup au détour d’un méandre, qui reste quelques instants immobile sur la rive à me regarder de ses grands yeux noirs, ses grandes oreilles dressées, avant de s’enfuir en quelques bonds légers. C’est toujours un spectacle tendre et fascinant.
. la cane également découverte au détour de quelque méandre, entourée de ses 8 à 10 tout jeunes canetons. C’est une débandade à mon arrivée. La mère s’enfuit à distance contrôlée devant moi, en cancanant à grands cris, feignant d’être blessée. Les canetons, qui nagent très vite en de telles circonstances malgré leur taille minuscule, se soulageant de battements d’ailes, se dispersent en direction des rives, plongent pour rester cachés sous des feuilles de nénuphars, et s’y maintiennent. Comment respirent-ils ? C’est pour moi un mystère, je n’en ai jamais vu quitter ces abris. Lorsque je passe au retour, ils sont bien tous là cependant, qui reprennent le même manège. Ils sont bien formés à la survie; pourtant, quelques semaines plus tard, la colonie a en général perdu plus de la moitié de ses membres.
. le martin pêcheur qui se dévoile tout à coup devant moi, s’éloigne en signant l’espace d’un grand trait multicolore, renouvelant ce départ fulgurant à partir d’une branche basse de rive tous les 200 à 300 m, accompagnant ainsi agréablement mon voyage de son chatoiement de couleurs.
. Le couple de castors aperçu à deux reprises sur le Hâvre, moins craintif que les ragondins, à la taille impressionnante, aux deux petites oreilles rondes amusantes, et qui plonge devant moi en assénant un grand coup de queue bruyant à la surface de l’eau.
. le héron dont on se demande tout le temps à quel moment il va prendre la fuite, qui dresse le cou et remue en quelques gestes la tête avant d’engager le processus de l’envol, en des gestes énergiques et amples, très majestueux. Et je me dis que ça doit effectivement mériter quelque réflexion avant de se décider à déployer un tel effort ; d’ailleurs il ira chercher de la quiétude à une distance bien plus importante que son voisin, le martin-pêcheur.


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